Comment se déroule une séance d’ostéopathie pour chiens et chats ?

Chaque patient est unique, c’est pourquoi l’ostéopathe le prend en compte dans sa globalité. Son traitement sera alors lui aussi unique. Le déroulement de la séance s’adapte donc au patient : espèce, taille, race, caractère, âge et lieu.

Il est important de préciser que lors de la prise en charge du patient, l’ostéopathe réalise un diagnostic d’exclusion. Si besoin, ce diagnostic permettra de réorienter le patient vers un vétérinaire ou un spécialiste si ce n’est pas du ressort de l’ostéopathe.

1- Anamnèse 

Il s’agit d’un recueil de données, un interrogatoire complet demandé au propriétaire dans le but de comprendre le motif de consultation. On demandera le style de vie de l’animal et ses antécédents (ce qu’il a vécu dans sa vie, ses problèmes vétérinaires). L’anamnèse permet d’orienter le diagnostic et de prendre connaissance de l’animal.

2- Palpation/observations 

Lors de cette étape la posture de l’animal, ses aplombs, ses zones sensibles ou chaudes, sa densité sont étudiés. Ces simples tests apportent des éléments essentiels afin de connaitre les lésions du corps et de les hiérarchiser.

3- Dynamique 

Si elle est possible, observer le déplacement de l’animal nous est d’une grande aide. On le regardera au pas, au trot, de face et de profil. Le tester sur des sols différents peut nous aiguiller sur le type de structures atteintes. En effet, si l’animal présente davantage de difficultés sur un sol mou (comme sur du sable) cela démontre une atteinte des tissus mous (musculaires, tendineux, etc…). A l’inverse, s’il est moins à l’aise sur un sol dur (béton ou carrelage) cela indiquera une atteinte osseuse ou articulaire. Selon les problèmes évoqués par le propriétaire, il peut être intéressant de le regarder reculer : sur des cercles pour les chevaux, ou bien lors des transitions de postures pour les chiens (assis/debout).

4- Tests 

Les testings permettent de situer avec précision la dysfonction mais aussi de la graduer. Il existe des tests très importants, appelés différentiels (oculaire, neurologique, orthopédique). Ces tests peuvent permettent de rediriger le patient vers un vétérinaire si besoin (c’est un diagnostic d’exclusion, évoqué précédemment).

5- Le traitement 

Il peut être crânien, tissulaire, viscéral, facial, structurel, fonctionnel, etc… Le choix des techniques se fait en fonction du praticien (il peut être plus à l’aise avec certaines techniques) mais surtout en fonction du PATIENT. Le traitement permettra au patient d’être soulagé et de récupérer sa mobilité.

Seriez-vous intéressé par une description des différents types de traitements ?

6- Rééducation et conseils 

Une rééducation permettra de faire durer la séance, de l’optimiser et de lui donner une meilleure efficacité. Elle commence bien souvent par du repos et est adaptée au patient et à son mode de vie. Cela peut aussi être l’occasion de donner des conseils au propriétaire (adapter le mode de vie, les équipements, etc…).

Une deuxième consultation de suivi est souvent nécessaire pour effectuer un contrôle, prévenir des récidives ou finaliser le traitement.

Article rédigé par Margot Bouteiller de la page Instagram @m.bouteiller_osteo.animalier

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Thomas Blandin

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